Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier, et qu’est-ce qui vous motive encore aujourd’hui ?
Depuis que je suis enfant, l’immobilier m’a toujours attiré. C’est venu assez naturellement, presque comme une vocation. J’y ai vu très tôt un métier qui avait du sens pour moi, avec un lien fort au quotidien avec les gens et les lieux.
Aujourd’hui encore, c’est ce qui me retient : accompagner des projets de vie, voir des personnes s’installer, se projeter, construire une nouvelle étape. C’est un travail qui continue de m’intéresser profondément et qui donne du sens à ma vie professionnelle.
Pour des acheteurs anglophones, qu’est-ce qui est le plus difficile à comprendre sur le marché local ?
La première difficulté, c’est clairement la barrière de la langue. Comprendre un compromis de vente, des diagnostics, ou les spécificités administratives françaises n’est pas évident lorsqu’on ne maîtrise pas bien le français.
Cela peut créer des malentendus ou des inquiétudes. D’où l’importance de prendre le temps d’expliquer, de traduire si nécessaire, et de sécuriser chaque étape pour qu’ils se sentent en confiance sur le marché local.
En début d’automne, la performance énergétique change-t-elle les critères de recherche de vos acheteurs ?
Oui, totalement. Avec l’hiver qui approche, la question de la performance énergétique devient centrale. Les acheteurs se projettent davantage sur leurs futures factures de chauffage, sur l’isolation, le type de chauffage ou la qualité des menuiseries.
Ce sont des points qu’on regarde de près, que l’on commente à partir des diagnostics existants, pour que l’acheteur sache à quoi s’attendre et, le cas échéant, quels travaux prévoir.
Un samedi matin à Seillans, qu’est-ce que vos clients découvrent une fois installés, qu’ils n’avaient pas forcément perçu en visite ?
Ils découvrent souvent l’atmosphère du village, et en particulier le marché du samedi matin sur la place centrale. C’est un moment de vie très fort, avec des étals de fruits et légumes, des producteurs locaux, une ambiance conviviale qui fait vraiment partie du charme de Seillans.
Beaucoup de clients tombent encore plus amoureux du village à ce moment-là, quand ils voient la vie locale prendre place sous leurs fenêtres.
Pour des acheteurs néerlandais, comment organisez-vous une visite à distance pour les rassurer ?
Nous communiquons principalement en anglais, ce qui permet d’échanger de manière fluide. Je me suis beaucoup adapté à ce marché international, qui est de plus en plus présent dans le secteur, et j’ai autour de moi des personnes qui parlent très bien anglais pour compléter si besoin.
Concrètement, nous envoyons un ensemble de photos très détaillées, puis nous organisons des visites virtuelles en direct ou des vidéos complètes des biens. Lorsque l’intérêt est confirmé et la démarche déjà bien avancée, nous préparons ensuite une venue sur place, avec plusieurs visites concentrées sur une ou deux journées, pour optimiser leur déplacement et répondre à toutes leurs questions.

