Taxe foncière (IMU)
En Italie, la taxe foncière est appelée IMU (Imposta Municipale Unica). Cette taxe s’applique principalement aux propriétés autres que la résidence principale. Son montant varie selon la commune et la catégorie du bien immobilier. 💡 Par exemple, dans certaines villes touristiques, l’IMU peut représenter jusqu’à 0,76 % de la valeur cadastrale du bien par an.
Pour un investisseur français, il est important de noter que les résidences principales bénéficient généralement d’une exonération totale ou partielle de l’IMU, mais les résidences secondaires et les biens locatifs y sont soumis.
Impôts sur les revenus locatifs en Italie
Si vous envisagez de louer votre bien en Italie, les revenus générés seront soumis à l’impôt italien. Le taux d’imposition peut varier de 23 % à 43 % selon le montant des revenus. 📊
Il existe cependant un régime forfaitaire appelé « cedolare secca » qui applique un taux fixe de 21 % sur les revenus locatifs résidentiels, sans déduction possible pour les charges.
Du côté français, ces revenus doivent également être déclarés, mais grâce à la convention fiscale franco-italienne, le risque de double imposition est limité.
Plus-value en cas de revente en Italie
La plus-value réalisée lors de la revente d’un bien immobilier en Italie est généralement imposable si la revente intervient dans les cinq ans suivant l’achat. ⏳ Le taux applicable peut aller jusqu’à 26 %.
Passé ce délai, il n’y a généralement plus d’imposition sur la plus-value. Toutefois, il faut aussi prendre en compte la fiscalité française, surtout si vous êtes résident fiscal en France lors de la revente.
Comparaison avec la fiscalité française
La fiscalité italienne présente certaines similitudes avec celle de la France, comme l’imposition des revenus locatifs et la taxe foncière, mais aussi des différences notables. 🇫🇷🇮🇹
Par exemple, la France impose une taxe d’habitation qui tend à disparaître, tandis que l’Italie maintient une taxation locale stable. Concernant la plus-value, la France offre des exonérations plus longues, notamment après 22 ans de détention, contre 5 ans en Italie.
Pour un acheteur français, il est essentiel de bien comprendre ces différences pour optimiser son investissement et éviter la double imposition, en s’appuyant sur la convention fiscale entre les deux pays.