Les frais lors de l’achat
L’acquisition d’un bien immobilier au Mexique implique plusieurs coûts à anticiper. Tout d’abord, les frais de notaire, comprenant les honoraires, représentent généralement entre 1% et 2% du prix d’achat. À cela s’ajoutent les droits de mutation appelés ISAI, qui varient entre 2% et 4% selon la région.
Ensuite, il peut y avoir des commissions d’agence. Bien que souvent à la charge du vendeur, il est prudent de vérifier cette condition pour éviter toute surprise.
Enfin, pour les acquisitions situées dans les zones restreintes (proches des côtes ou frontières), la mise en place d’un fideicomiso est obligatoire. Ce trust bancaire protège les acheteurs étrangers et coûte environ 2 000 dollars US à la création.
Les impôts et taxes annuels
Une fois propriétaire, plusieurs taxes et charges peuvent s’appliquer. La taxe foncière locale, connue sous le nom de predial, est relativement modeste, généralement quelques centaines d’euros par an, selon la localisation.
Bonne nouvelle : il n’existe pas d’impôt sur la fortune immobilière au Mexique, ce qui allège le poids fiscal pour les propriétaires.
Si vous achetez un appartement en résidence, vous devrez également prendre en compte les charges de copropriété, qui varient en fonction des services proposés (entretien, sécurité, piscine, etc.).
Fiscalité en cas de revente ou location
En cas de revente, la plus-value immobilière est taxée à environ 35% du gain réalisé, sauf si le bien est votre résidence principale, cas dans lequel une exonération peut être possible.
Pour les revenus locatifs, la convention fiscale entre la France et le Mexique évite la double imposition, ce qui est un véritable avantage pour les investisseurs français.
Les loyers perçus sont imposables au Mexique à un taux d’environ 25% brut par défaut. Cependant, il existe un régime au réel, permettant de déduire certaines charges pour optimiser l’imposition.