État actuel : interdiction ferme (hors exceptions très limitées) – un principe de souveraineté sur la terre
En Thaïlande, la loi interdit formellement aux étrangers d’acheter un terrain. Cette règle repose sur le principe fondamental de souveraineté : la terre appartient aux Thaïs. Seules quelques exceptions sont prévues, comme l’achat de terrains par des sociétés thaïlandaises majoritairement contrôlées par des ressortissants locaux et certains projets d’investissement approuvés par le gouvernement.
Cela signifie que pour un étranger, acquérir directement un terrain est quasiment impossible, à moins d’utiliser des stratégies alternatives comme le bail emphytéotique (lease) ou la création de sociétés. Ces solutions, bien que courantes, présentent des limites et nécessitent une compréhension claire des conditions légales.
Thaïlande : Discussions passées – des propositions ont émergé, mais forte opposition nationale
Au cours des dernières années, quelques propositions ont été avancées pour assouplir cette interdiction, notamment l’idée d’autoriser l’achat d’une petite parcelle par des étrangers fortunés. L’objectif était clair : attirer davantage d’investissements et dynamiser l’immobilier.
Cependant, ces propositions ont rencontré une opposition forte et unanime au sein de la population et des responsables politiques thaïs, attachés à préserver la souveraineté foncière. La sensibilité à ce sujet reste très élevée, freinant toute réforme majeure.
Thaïlande : Enjeux politiques et économiques – protection des intérêts thaïs vs attractivité pour les investissements étrangers – un équilibre délicat
Ce débat illustre une tension classique : d’un côté, protéger les intérêts des citoyens thaïs et leur contrôle sur le territoire ; de l’autre, attirer des investissements étrangers capables de stimuler le marché immobilier et l’économie locale.
Le gouvernement doit trouver un équilibre. En 2022, les investissements directs étrangers en immobilier ont représenté près de 1,5 milliard de dollars, un chiffre encourageant mais encore modeste par rapport aux attentes. Le défi est donc de concilier développement économique et préservation culturelle et souveraine.